AKEO Fr

AKEO Fr

VIVRE AUTREMENTQUI SOMMES NOUS ?ENTRETIEN AVEC UN EXPERT - PHILIPPE DAILEY

Philippe Dailey est de ces septuagénaires qui semblent profiter pleinement du temps qui passe. C’est lui qui, alors qu’il occupait le poste de Président de la Fédération de la Vente Directe, a posé les bases réglementaires de la profession. Dans la décennie suivante, devenu le dirigeant exécutif de la Fédération, c’est encore lui qui a fait reconnaître le statut de Vendeur à Domicile puis travaillé à la reconnaissance d’un cadre légal pour les entreprises du secteur. « Je me suis toujours battu pour que notre profession soit reconnue et pour que l’administration comprenne l’intérêt de ces circuits de distribution. En contrepartie de cette reconnaissance, j’ai oeuvré à la normalisation de ces nouveaux métiers », raconte Philippe Dailey. Fin 2005, après avoir abandonné ses fonctions, il est nommé Président du Conseil de Surveillance d’AKEO. « J’ai accepté volontiers ce poste car cette entreprise a une véritable éthique des affaires et m’a demandé d’en être le garant », raconte celui que l’on surnomme « l’expert ».

COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT CE SECTEUR ?

Je suis diplômé de Centrale et j’ai aussi fait une Licence de Droit. Après avoir été directeur commercial d’une entreprise de maisons individuelles, j’ai été débauché par Larousse où je dirigeais une filiale en charge des gros ouvrages. Je suis ensuite passé chez le concurrent, Universalis. Les deux entreprises étaient membres de la Fédération de la Vente Directe et comme j’étais juriste, on m’a proposé d’en prendre la Présidence.

POUVEZ-VOUS NOUS RAPPELER COMMENT LES DIFFÉRENTES BRANCHES DE LA VENTE DIRECTE ONT ÉTÉ NORMALISÉES SOUS VOTRE MANDAT ?

Dans les années 80, le métier souffrait d’une mauvaise réputation. Je voulais que la profession soit clairement reconnue comme la troisième voie de distribution aux côtés des magasins et de la VPC. En nous basant sur un premier texte de loi et une directive européenne de 1985, nous avons écrit une charte dont les principes valent encore aujourd’hui. Le code de la Vente Directe présente des garanties pour les clients et les distributeurs. Je tiens à préciser que ce code est annexé au contrat de chacun des Conseillers AKEO.

COMMENT LES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS ONT-ELLES ACCUEILLI CES AVANCÉES ?

Elles y ont été d’autant plus favorables que nous avons créé avec elles une commission paritaire pour régler les cas les plus épineux. Elle reçoit environ 150 plaintes par an, dont 85 sont résolues en seulement deux mois. Si l’on songe qu’il y a 25 millions d’actes d’achats via la Vente Directe par an dans notre pays, c’est bien la preuve que nos métiers fonctionnent bien. D’ailleurs AKEO peut se prévaloir de n’avoir enregistré à ce jour aucune plainte sur 12 ans d’activité.

QU’AVEZ-VOUS FAIT POUR AMÉLIORER LE STATUT DES CONSEILLERS ?

Nous avons mis au point et fait reconnaître le statut de VDI (Vendeur à Domicile Indépendant). Cela a permis de légaliser notre secteur où des dizaines de milliers de personnes se sont créées un revenu d’appoint. L’entreprise se charge des déclarations sociales ce qui rend l’activité transparente. Grâce au statut de VDI, une personne peut se lancer dans une activité indépendante qui lui amène un complément de revenu sans problème administratif et en étant reconnue. C’est parfait pour une activité à temps partiel. Bien sûr, si l’on commence à gagner très régulièrement sa vie, disons à partir d’un gros SMIC mensuel, il vaut mieux alors créer son entreprise en s’inscrivant au Registre du Commerce et des Sociétés.

CE STATUT A-T-IL AIDÉ AU DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR ?

Indiscutablement, mais ce secteur est loin d’être suffisamment développé en France. Pensez qu’aux Etats-Unis, 15 millions de personnes développent ces différentes formes de distribution. Proportionnellement, c’est comme s’il y avait 3 millions de Français, alors qu’ils sont, pour l’heure, dix fois moins. C’est la raison pour laquelle le réseau AKEO connaît un tel développement.

POURQUOI ÊTES-VOUS DEVENU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SURVEILLANCE D’AKEO ?

C’est une entreprise que je connais depuis longtemps puisque j’ai contribué à la faire entrer à la Fédération de la Vente Directe. AKEO est un acteur à part, son modèle est réellement innovant, notamment grâce aux partenariats avec de grands noms des affaires comme SFR ou Wolf Lingerie. Je suis là pour m’assurer que le code de déontologie de l’entreprise est bien respecté par l’ensemble des Conseillers. C’est un réseau au sein duquel le lien social est très fort, ceux qui s’y lancent, doivent s’y impliquer. Ils le feront d’autant mieux que l’entreprise fonctionne en toute transparence. Enfin, les Conseillers sont prêts à acquérir des compétences, c’est la raison pour laquelle AKEO investit fortement sur leur formation.